Work spaces Codilog
Codilog
Tour Prisma, La Défense
Au sixième étage de la tour Prisma, à La Défense, Codilog a installé son nouveau siège. Société de services du numérique et de conseil en systèmes d'information, l'entreprise avait un besoin simple à énoncer et difficile à tenir : un lieu assez grand pour réunir ses 96 collaborateurs, assez confortable pour qu'ils aient envie d'y travailler, et qui leur ressemble.
OVGA a pris le projet en charge du choix du plateau jusqu'à la fourniture du mobilier : 1 080 m² de plateau brut transformés en siège complet, en cinq mois de chantier.
Choisir le plateau avant de le dessiner
Le premier arbitrage d'un projet de siège n'est pas architectural : c'est le choix des locaux. Codilog étudiait plusieurs plateaux ; OVGA les a confrontés au programme réel de l'entreprise, nombre de postes, salles, espaces communs, réseaux disponibles, et au coût de transformation de chacun. Un plateau bon marché à louer peut coûter cher à aménager.
Celui qui a été retenu était libre de tout aménagement, sol brut, dans un immeuble de grande hauteur. Le cadre IGH pèse sur tout le projet : matériaux classés au feu, cloisonnement soumis à des règles strictes, instruction d'un permis d'aménager, accès et horaires de chantier encadrés par la tour. Le savoir avant de signer permet de le budgéter, plutôt que de le découvrir.
La place du village
Le programme tenait en une liste précise : bureaux individuels et partagés, open space, board room, salles de réunion, cuisine fermée, salle de jeux isolée, phone box. Faire tenir tout cela sur 1 080 m² pour 96 personnes, soit un peu plus de 11 m² par collaborateur, imposait d'arbitrer.
L'arbitrage a été de ne pas sacrifier le lieu commun. Pour une société de conseil, dont les équipes passent une partie de leur temps chez les clients, le siège doit donner une raison de revenir : la place du village est cette raison. Banquettes, bar en bois, tables rondes, îlots acoustiques suspendus, fenêtres sur les tours : un espace capable d'accueillir toute l'entreprise, qui sert de cantine à midi et de salle de réunion informelle le reste du temps, et autour duquel le plateau s'organise.
Une cuisine de menuisier
La cuisine fermée illustre un choix de méthode plus qu'un choix de style : plutôt qu'un module de catalogue, elle a été dessinée sur mesure et réalisée par un menuisier, avec ses façades sombres, ses plans clairs et sa faïence moutarde vernissée. Le sur-mesure permet d'exploiter chaque centimètre d'un plateau contraint et d'intégrer les réseaux là où on les veut, pas là où le meuble les impose.
La salle de jeux, juste à côté, a été isolée acoustiquement : un espace de détente n'est utile que si l'on peut s'en servir sans gêner ceux qui travaillent. Espaces communs, plantes et mobilier confortable répondent à l'attente formulée par le client, le bien-être des équipes, avec des moyens concrets plutôt que des intentions.
Le bleu Codilog, l'accent moutarde
L'identité de l'entreprise structure le projet sans le déguiser en showroom : une déclinaison des bleus du logo, du bleu pétrole des banquettes au bleu profond des menuiseries, et des accents moutarde pour le contraste, de la faïence aux fauteuils. Le logo est présent en enseigne à l'accueil et en rappel discret sur les rangements.
Le reste relève de la cohérence d'ensemble, qui ne s'obtient que si le même responsable dessine les sols, choisit les luminaires et achète les tissus : transitions entre parquet clair et moquette des salles, éclairage technique là où l'on travaille et décoratif là où l'on vit, signalétique conçue avec le projet. Le client demandait un siège collaboratif, corporate mais élégant et fun. La cohérence est ce qui rend cette phrase tenable.
Salles de réunion vitrées côté ville, bureaux fermés côté calme : la répartition des espaces suit les usages, pas l'inverse.
Travailler au calme
Un open space ne fonctionne que si l'on peut s'en extraire. Les bureaux fermés, habillés de bois rainuré acoustique, les salles de réunion vitrées avec tables hautes et écrans, les phone box pour les appels : chaque espace a un usage, et le passage de l'un à l'autre se fait en quelques pas.
L'acoustique a été traitée dès la conception, dans les cloisons, les plafonds, les revêtements et le mobilier absorbant ; c'est ce qui se corrige le plus mal après coup. Enfin, plutôt que de tout racheter, l'ancien mobilier de Codilog a été réemployé partout où il trouvait sa place : un choix économique et sobre, décidé dès le programme mobilier.
Cinq mois, un seul responsable
Conception, permis d'aménager, cloisonnement, lots techniques, agencements sur mesure, choix et fourniture du mobilier : OVGA a porté l'ensemble, sous une seule responsabilité. C'est ce qui permet de tenir cinq mois de chantier entre le plateau brut et le siège occupé, sans que le client arbitre entre un architecte, un installateur et un fournisseur de mobilier qui se renvoient les délais.
Pour Codilog, le résultat se mesure à ce qui avait été demandé : plus d'espace, plus de confort, et un programme complet livré tel qu'il avait été écrit.